Réunion scientifique Canada C3 à l’Université Dalhousie

Pour la première fois les chefs de projets scientifiques de l'expédition Canada C3 se sont réunis à l'Université Dalhousie à Halifax pour discuter les prochaines étapes de ces projects pancanadiens.

Le programme Canada C3 Science comprend 23 projets de recherche, regroupés en 15 sujets, menés par 40 scientifiques provenant de 14 institutions différentes (gouvernement, musées, universités). C’était un exemple incroyable de collaboration scientifique transnationale et les travaux ne faut que commencer. Maintenant et pour les prochaines années, les scientifiques de côte à côte à côte analyseront les échantillons recueillis.

C’est une période excitante à mesure que nous approfondissons nos connaissances du littoral canadien. Dr Mark Graham, scientifique en chef de Canada C3, partage une mise à jour sur cette importante réunion.

Dr Mark Graham
Vice-président, Recherche et collections / Vice president, Research and Collections
Musée canadien de la nature / Canadian Museum of Nature

Du 11 au 13 avril, les chefs de projets scientifiques de l’expédition Canada C3 se sont réunis à l’Université Dalhousie, à Halifax. Julie Laroche et son équipe du Steele Ocean Sciences Building ont organisé une réunion d’experts pour faire le point sur les projets, les échantillons récoltés et la façon de les analyser et de diffuser les résultats.

Il faut beaucoup de travail pour préparer une expédition et prélever des échantillons à partir d’un navire en pleine mer. Cela étant dit, la plupart des scientifiques savent que le plus gros du travail les attend après l’expédition, alors qu’ils analyseront les échantillons, interpréteront les résultats, produiront des articles scientifiques et entreposeront ces échantillons pour que d’autres puissent les utiliser dans l’avenir.

Les chefs de projet ont eu l’occasion de se tenir au courant de leur travail respectif et de partager leurs idées en ce qui a trait à la meilleure façon de coordonner les prochaines étapes. Il est clair pour tout le monde que les échantillons fournissent un ensemble de données unique sur toutes les régions côtières du Canada, que les résultats serviront de références importantes pour les travaux futurs et que certaines des recherches devraient se poursuivre, possiblement avec l’aide de citoyens scientifiques.

Certains résultats préliminaires ont montré que l’ADN de diverses régions sera un marqueur utile pour répertorier les espèces qui y vivent, en plus d’enrichir notre bibliothèque de référence pour la diversité de la vie dans les océans et les régions côtières du Canada. Lorsque d’autres travailleurs prélèveront des échantillons d’eau, de sol et de plantes à l’aide de l’ADN, cette nouvelle bibliothèque servira de référence importante pour les aider à définir ce qu’ils trouvent. De plus en plus, l’utilisation de l’ADN trouvé dans les échantillons environnementaux devient un outil d’évaluation puissant pour décrire la biodiversité, et il sera crucial dans des environnements en rapide évolution comme l’Arctique.

Parmi les sujets abordés par les experts scientifiques à la réunion, il y a eu des discussions importantes sur la façon de raconter le travail scientifique aux autres. La Fondation Students on Ice joue un rôle clé dans ce processus, parce qu’elle continue de faciliter le travail sur les projets patrimoniaux portant sur divers aspects de l’expédition Canada C3. Nous nous attendons à recevoir d’autres nouvelles au sujet des projets scientifiques dans un avenir proche.

Comme pour toute étude scientifique intensive, l’accès aux ressources est essentiel au succès du travail. Il est essentiel d’obtenir suffisamment de fonds et d’experts pour terminer le travail le plus rapidement possible. La réunion a mené à d’excellents résultats et nous a notamment permis de déterminer le travail qui reste à faire et les personnes qui sont les mieux placées pour le faire et d’établir une approche stratégique sur la façon de coordonner le travail et la communication des résultats.