Severn Suzuki
Participant voyageur

Commissaire et membre du Conseil de la Charte de la Terre; animatrice de la série télévisée « Samaqan: Water Stories », diffusée sur le Réseau de télévision des peuples autochtones; membre du conseil d’administration de la Fondation David Suzuki.

Activiste de longue date et tournée vers l’avenir, Severn a fondé l’Environmental Children’s Organization avec des amis à l’âge de neuf ans. Cela a culminé, en 1992, avec un discours prononcé pour l’ONU au Sommet de la Terre de Rio : elle avait douze ans. Severn est fière de son travail pour la Commission de la Charte de la Terre (earthcharterinaction.org).

Elle a continué de s’impliquer dans les Sommets de la Terre de l’ONU, formulant une promesse de « reconnaissance de responsabilité » au Sommet mondial sur le développement durable de Johannesburg, en 2002, et agissant comme fer de lance de la Coalition canadienne pour le Sommet de la Terre (WE CANanada), à Rio+20, en 2012.

Severn a participé à cinq tournées de conférences au Japon avec le Club Namakemono; dans sa tournée la plus récente, elle a manifesté son appui au mouvement antinucléaire post-Fukushima Million Mothers. Elle a été boursière d’Action Canada (2004-2005), a publié plusieurs livres au Japon et a contribué, à titre de directrice et d’auteure, à l’ouvrage Notes from Canada’s Young Activists (Greystone, 2007), paru au Canada.

Elle possède un baccalauréat en biologie de l’Université Yale et une maîtrise en ethnoécologie de l’Université de Victoria, où elle a étudié avec des aînés du peuple kwakwaka’wakw et la professeure Nancy Turner. Il y a neuf ans, Severn a déménagé dans l’archipel Haida Gwaii, au large de la côte de la Colombie-Britannique. Il s’agit du foyer de la Nation Haïda, à laquelle appartient son mari. Là-bas, elle a commencé à étudier, avec les aînés, le Xaayda kil (dialecte Skidegate de la langue haïda), en danger critique d’extinction.

Elle a été membre fondatrice de la Haida Gwaii Higher Education Society et bénéficie aujourd’hui d’une bourse d’études Vanier pour poursuivre un doctorat à l’Université de la Colombie-Britannique; elle souhaite travailler à la revitalisation de la langue haïda à travers la recherche linguistique.